Je relis ces mots, écrits en décembre 2006 au sujet du travail de mon instrument (violoncelle).
"J'ai pris les choses à ma façon, pas à pas, en prenant le temps. (...) Et peu à peu, les choses se posaient -- je me sentais bien, sur ma voie, mon propre guide sur le petit chemin."
Ce n'est certainement pas hasard si j'ai écrit ces mots très peu de temps avant de changer de professeur de violoncelle (je ne savais pas encore quel serait mon nouveau professeur). Je me
réappropriais quelque chose et cela me faisait du bien.
"Cela fait quatre pages que je parle de violoncelle. Quelque chose de si riche que ça pourrait prendre toute la place dans ma vie. Il y faudrait plus de place."
J'ai entendu ce soir un très beau concert d'improvisation à la contrebasse, au Bab-ilo, dans le 18e.
Voici la présentation de la soirée, par Kentaro, contrebassiste japonais :
Comme on peut ressentir à certains moments les couleurs des photos
noir et blanc.
On peut trouver et goûter quelque chose au-delà de ce qui est devant nous.
Je pense que c'est la poésie propre à notre intime, elle existe en chacun de nous.
Quand on peut la trouver, je crois que le "rien" peut devenir "riche".
Je vais jouer une musique qui n'est rien.
Je vais filer chacune des notes tombées en tourbillonnant sur moi,
A chaque instant… C'est tout…
Je vois des choses qui n'existent pas.
Et j'écoute des notes qui n'existent pas.
Ce sont peut-être des visions qui se sont gravées au delà de la mémoire.
Je pense qu'elles sont la source poétique de ma musique.
Pourriez-vous passer par là ce soir pour répondre à ma
question...
Qu'elle est votre "poésie"?